Ile de la Réunion
Note des utilisateurs: / 5
MauvaisTrès bien 

Présentation de l'île de la Réunion

L'Île de la Réunion est une île de l'Océan Indien française depuis 1638, qui forme avec les Îles Maurice et Rodrigue l'archipel des Mascareignes.

Depuis plusieurs années, les touristes, toujours plus nombreux, ne s'y trompent pas : l'île offre de nombreux avantages ! Une nature exceptionnelle tout d'abord, en milieu tropical, avec un des massifs volcaniques les plus actifs au monde, et une insularité qui a permis l'apparition d'espèces animales et végétales uniques... une population hors norme ensuite, réputée pour son métissage et sa tolérance... ses atouts se conjuguent pour faire de la Réunion un lieu sans comparaison, vertigineux et doux, ouvert et accueillant, fort et chaleureux...

Si vous y goûtez, il ne fait aucun doute qu'il vous prendra l'envie d'y rester !

 

Géographie de la Réunion

L'île est d'une superficie totale de 2512 km², avec 210 km de côtes, dont seulement 25 km de plage de sable blanc corallien et 14 km de sable noir, dans l’Ouest de l'île.

A l'origine de l'île se trouve un point chaud volcanique très actif qui, avant la Réunion, avait donné naissance à l'île Maurice, mais aussi aux Maldives et aux chaînes montagneuses à l'ouest de l'Inde !

Aujourd'hui, le massif volcanique de la Réunion est séparé en deux parties. Dans le Nord-Ouest de l'île, le Piton des Neiges, volcan inactif (éteint ?!) de 3069 mètres, domine les trois cirques de Cilaos, Salazie et Mafate. Ce dernier, où vivent 700 habitants, est inaccessible en voiture. Ils sont le résultat de l’effondrement et de l’érosion des flancs de l’ancien volcan.

Au sud-est, le Piton de la Fournaise (2 631m) est le volcan actif, de type effusif, donc à priori peu dangereux. Il s’agit d’un volcan particulièrement actif, qui entre en éruption environ trois fois par an, ce qui constitue toujours un spectacle extraordinaire. La Plaine des Cafres et la Plaine des Palmistes, qui se rejoignent au col de Bellevue, assurent la liaison entre les deux massifs.

L'île doit subir, au moment de la saison des pluies (de novembre à avril) de très importantes précipitations (entre 2.600 et 4.000mm dans l’Est de la Réunion). Ces précipitations parfois diluviennes, ont façonné d’innombrables "ravines" (rivières), qui descendent des sommets en alternant gorges abruptes et secteurs plus calmes, encombrés de rochers et parfois agrémentés de cascades et de bassins, quoique asséchées la majeure partie de l'année.

Par ailleurs, la côte orientale de l’île, dite "côte au vent", très arrosée, où plusieurs rivières, comme celles du Mât, des Marsouins, de l’Est, sont pérennes, contraste avec la côte occidentale, "sous le vent", aux terres arides.

La végétation de La Réunion compte de nombreuses espèces endémiques et varie en fonction de l’altitude et du climat : forêt tropicale ou savane sèche, plantations de canne à sucre ou d’arbres fruitiers. Si la forêt abrite d’extraordinaires fougères arborescentes, elle est également riche en oiseaux multicolores.

 

Climat

Le climat de La Réunion, de type tropical, est marqué par l’influence des alizés de l'Océan Indien. Il s'agit d'un climat tropical, classiquement divisé en deux saisons : la saison humide (de novembre àavril, qui est aussi la plus chaude) et la saison sèche (d'avril à novembre, qui est aussi plus fraîche).

Cependant, de par l'influence du relief marqué de l'île, le climat change de manière importante selon les lieux. Une opposition importante marque les deux côtes : l'Est, la côte aux vents, est très humide, soumise aux alizés océaniques, alors que la côte sous le vent (Ouest), protégée par les montagne, souffre chroniquement de sécheresse.

La moyenne des températures est de 20°C sur le littoral, et de 14°C dans les plaines intérieures. Il est à noter que des gelées nocturnes se produisent sur les hauteurs au dessus de 2.000 m durant la période la plus fraîche de l'année (d'avril à novembre).

La saison cyclonique correspond à la saison humide et chaude, de novembre à avril, le risque majeur se situant entre décembre et mars.

 

Population

La population de La Réunion, avec bientôt 800 000 habitants et une densité proche de 300 habitants/km², est la plus importante de l’Outre-Mer français.

Trois siècles et demi d’histoire ont transformé l’île déserte sur laquelle ont accosté les premiers Français. Arrivés au fil du temps de tous les horizons, les Réunionnais ont constitué une société métissée, au sein duquel six groupes ethniques peuvent néanmoins être distingués :

La population d’origine africaine et malgache, pour l’essentiel issue de la période esclavagiste,

La population blanche, d’origine européenne, née à la Réunion, avec en plus les métropolitains (les "zoreils") vivant sur l’île,

La population d’origine indienne et de religion hindouiste,  est constituée des descendants des travailleurs "engagés" arrivés, de 1848 à 1882,

Les Chinois, ayant quitté sensiblement à la même époque la région de Canton,

Les Indo-musulmans du Gujerat (Nord de Bombay), venus plus tardivement,

Les originaires de Mayotte et des Comores, ainsi que les descendants des engagés d’autres contrées du pourtour de l’Océan Indien.

La Réunion bénéficie d’un tissu urbain développé avec 8 villes de plus de 30.000 habitants : Saint-Denis, le chef-lieu (131.557 habitants), Saint-Paul (87.712 habitants), Saint-Pierre (68.915 habitants), Le Tampon (60.323 habitants), Saint-Louis (43 500 hab.), Saint-André (43 000 Hab), Saint-Benoît (31 560 hab) et Saint-Joseph (30 293 hab) (Recensement de la population de mars 1999).

La publication du recensement de 1999 montre que la population réunionnaise croît de 1,72 % par an depuis 1990. Cette croissance est due aux flux migratoires mais surtout à l’accroissement naturel (excédent des naissances sur les décès) : le taux de natalité atteint 20‰ (le taux de natalité s’établit autour de 13 ‰ en métropole) alors que le taux de mortalité s’établit à 5‰. Le solde migratoire 1990-1999 est également positif. Si ce rythme se maintient, la Réunion pourrait compter entre 900 000 et un million d’habitants en 2025 !

 

Histoire

On suppose que l'île a été découverte une première fois par des commerçants musulmans, grands navigateurs, aux alentours de l'an 1000. Cependant, cela n'a donné lieu à aucun établissement humain. L'île est donc restée vierge jusqu'à sa redécouverte au début du XVIème siècle par les Portugais, et à sa prise de possession au nom du roi de France en 1642. Dénommée "Bourbon", son histoire se confond alors avec celle de la Compagnie des Indes Orientales. Celle-ci se charge de la mettre en valeur en privilégiant une culture d’exportation, le café, et en utilisant surtout une main d’œuvre d’esclaves en provenance d’Afrique ou de Madagascar.

Passée sous administration directe de la couronne en 1767, elle est baptisée "Réunion" par la Convention en 1793. Placée sous domination anglaise de 1810 à 1815, l’île connaît ensuite un demi-siècle de prospérité grâce à l’introduction par ses occupants de la culture de la canne à sucre.

A partir de 1865, l’effondrement du cours du sucre va mettre à mal cette situation florissante. Malgré la construction d’une ligne de chemin de fer en 1882 et le creusement d’un port à la Pointe des Galets en 1886, la Réunion connaîtra une longue période de marasme et traversera deux dures épreuves. La Première guerre mondiale, qui fera près de 3 000 morts, sera suivie d’une effroyable épidémie de grippe espagnole causant entre 5 et 10 000 morts avant que ne s’amorce, dans les années 20, un redressement sensible, vite interrompu par le déclenchement de la Seconde guerre mondiale. La Réunion subira un dur blocus durant celle-ci et son ralliement à la France libre en novembre 1942 ne mettra fin que partiellement à cette épreuve.

Votée à l’unanimité par l’assemblée constituante, la loi du 19 mars 1946 transforme les quatre vieilles colonies, dont la Réunion, en départements français. Toutefois, les pesanteurs administratives et l’état de délabrement de l’économie sont tels qu’il faudra attendre le début des années 60 pour qu’une véritable politique de développement soit mise en oeuvre. Elu député de la première circonscription en 1963, l’ancien Premier Ministre Michel Debré engage alors la Réunion dans un processus volontariste de développement et d’assimilation avec la métropole.

 

Institutions

La Réunion, département français, est placée sous l’autorité d’un préfet nommé par le Gouvernement. Elle est dotée d’un conseil régional et d’un conseil général. Tous les textes nationaux y sont applicables. Seules certaines adaptations ont été prévues par la loi.

La Réunion comprend 24 communes et 47 cantons. Elle est représentée par 5 députés et 3 sénateurs au Parlement et par un conseiller au Conseil Economique et Social.

La préfecture est située à Saint-Denis et il y a 3 sous-préfectures à Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Benoît.

En tant que département français d’Outre-Mer, La Réunion fait partie de l’Union Européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultra-périphérique ; à ce titre, elle bénéficie de "mesures spécifiques" qui adaptent le droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de ces régions.

 

Sources :

www.outre-mer.gouv.fr
www.regionreunion.com